Énergie libérée par la machinerie de fusion SNARE pin

Résumé : > La fusion membranaire est un méca-nisme ubiquitaire, qui est à la base de nombreux phénomènes physiologiques fondamentaux tels que la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde, le développement musculaire, l'infection virale, ou encore l'ensemble du trafic vésiculaire au sein des cellules eucaryo-tes [1, 2]. Tous ces processus impliquent que deux compartiments cellulaires, ini-tialement séparés et chacun délimité par une membrane biologique, entrent en contact puis mettent en commun leurs composants lipidiques et cytosoliques. Les membranes biologiques étant des structures naturellement très stables, les événements de fusion ne peuvent se produire spontanément et nécessitent l'intervention de protéines spécialisées, qui vont aider à surmonter les barrières énergétiques de chaque étape, condui-sant à la fusion membranaire [3]. Ces étapes comprennent : (1) le rapproche-ment des membranes ; (2) la rupture de leur structure en bicouche (avec passage éventuel par un intermédiaire d'hémifusion où les feuillets externes des bicouches ont fusionné tandis que les feuillets internes demeurent sépa-rés), et (3) la création d'un pore de fusion permettant le passage des com-posés solubles. Les SNARE orchestrent la fusion membranaire lors du trafic vésiculaire Dans le cas du trafic vésiculaire intra-cellulaire, la fusion membranaire est orchestrée par les protéines SNARE (soluble N-ethylmaleimide-sensitive factor attachment protein receptor), dont les plus étudiées et les mieux caractérisées sont les SNARE neuronales plexe t-SNARE, situé dans la membrane cible, permet de rapprocher, déformer et ainsi mélanger les deux membranes. Ces complexes v-SNARE/t-SNARE, qui créent un pont transitoire entre les deux membranes destinées à fusionner et au sein desquels chaque SNARE est ancrée dans une bicouche distincte, sont appelés SNAREpins (ou complexes trans-SNARE). Lorsque la fusion est achevée, les complexes SNARE se retrouvent ancrés dans une seule et même bicouche, résultat de la fusion des deux, et forment une tresse d'hélices α complètement structurée (complexes cis-SNARE). impliquées dans la fusion des vésicules de neurotransmetteurs avec la membrane plasmique présynaptique [4]. Un modèle mécanistique pour la fusion des vésicules synaptiques a émergé, et est désormais utilisé afin d'expliquer la fusion induite par les SNARE dans d'autres routes du transport intracellu-laire [5]. Les vésicules sont tout d'abord arrimées à la membrane cible (target) par les protéines Rab et les facteurs d'attachement. Ensuite, un assemblage de type « fermeture éclair » entre la protéine v-SNARE, qui réside dans la membrane de la vésicule, et le com-NOUVELLE Figure 1. Schéma de principe de l'appareil de forces entre surfaces (SFA). Le SFA mesure la force entre deux surfaces de mica recouvertes des bicouches à étudier en fonction de la distance qui les sépare. La distance est obtenue par un système d'interférométrie de type Fabry-Pérot, avec une résolution de 0,1 nm. La force est déduite de la déformation d'un ressort à flexion connecté à l'une des deux surfaces, avec une précision de 1 μN. Distance Force Lumière blanche Déflexion du ressort Franges d'interférence Bicouches déposées sur du mica argenté Article disponible sur le site
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https://www.hal.inserm.fr/inserm-02296588
Contributor : Clara Martinez Rico <>
Submitted on : Wednesday, September 25, 2019 - 12:19:17 PM
Last modification on : Thursday, September 26, 2019 - 1:01:30 AM

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David Tareste. Énergie libérée par la machinerie de fusion SNARE pin. médecine/sciences, EDP Sciences, 2008, 24 (2), pp.142-143. ⟨10.1051/medsci/2008242142⟩. ⟨inserm-02296588⟩

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